
Andoni Tellier de Bil Ta Garbi (Syndicat basé dans le Sud-Ouest) et Sébastien Fabre de Précoval (Syndicat basé en Normandie) nous ont partagé leur retour d’expérience sur la création et l’exploitation de leurs plateformes de valorisation des biodéchets. Si vous êtes un acteur public qui souhaitent se lancer dans la valorisation des biodéchets, écoutez le replay et lisez les apprentissages clés qui en ressortent !
Pour les deux collectivités, l’étude du gisement a constitué une étape déterminante.
Bil Ta Garbi a d’abord cherché à identifier les volumes disponibles, notamment auprès des professionnels, avant de lancer son projet. Le syndicat traite aujourd’hui environ 4 000 à 5 000 tonnes par an et envisage une évolution de sa filière lorsque les volumes atteindront 7 000 à 8 000 tonnes.
Précoval a estimé son gisement mobilisable à 4 000 tonnes par an, tout en dimensionnant son installation pour accueillir jusqu’à 9 000 à 10 000 tonnes et anticiper les apports de territoires voisins.
"Notre gisement est de 4 000 tonnes. Avec nos voisins, on estime pouvoir passer à 8 000 tonnes dans les années qui approchent." - Sébastien Fabre
💡 À retenir : estimez votre gisement actuel, mais surtout son évolution à moyen terme avant de dimensionner votre installation.
Les deux collectivités ont fait des choix de valorisation différents en fonction des ressources disponibles localement.
Bil Ta Garbi disposait déjà de tunnels de compostage issus de son ancienne activité de TMB (tri-mécanique-biologique) et a choisi de réutiliser ces infrastructures.
"L’idée, c’était de capitaliser sur l’existant. On avait tous nos tunnels de compostage de l’ancienne TMB sur place." - Andoni Tellier
Précoval a fait le choix de la méthanisation en s’appuyant sur les agriculteurs et les installations déjà présentes sur son territoire.
"Nous bénéficions de beaucoup de méthaniseurs agricoles sur le territoire, qui sont demandeurs de notre pulpe de biodéchets." - Sébastien Fabre
💡 À retenir : partez des spécificités de votre territoire, des infrastructures existantes et des débouchés disponibles pour construire votre filière.
Pour les deux syndicats, la qualité de la matière produite et son retour au sol ont directement influencé le choix des équipements de déconditionnement. Les deux ont choisi le déconditionneur FLEXIDRY.
Chez Bil Ta Garbi, qui valorise la soupe (= pulpe) en compostage, des exigences fortes ont été intégrées dès le cahier des charges.
"La qualité de la soupe nous paraît primordiale. Ça repart sur les sols agricoles, on se doit d’être exemplaires de ce point de vue-là." - Andoni Tellier
Même exigence chez Précoval, dans un territoire fortement agricole où la maîtrise des indésirables constituait une priorité.
"La priorité pour nos élus, dont les trois quarts sont agriculteurs, c’était d’émettre une pulpe débarrassée de tous ses indésirables : métaux, verre, plastique." - Sébastien Fabre
💡 À retenir : La qualité de soupe est primordiale et ne doit en aucun cas être sous estimée. Choisir FLEXIDRY, c'est s'assurer du juste retour au sol de la matière organique.
Maintenance, nettoyage, ergonomie et organisation des équipes doivent être pris en compte dès la conception.
Pour Bil Ta Garbi, qui exploite son installation en régie, la facilité d’exploitation faisait partie des critères de choix de l'équipement.
"Le côté pratique, le nettoyage, l’exploitation du quotidien : on voulait qu’elle soit performante pour les agents qui travaillent là." - Andoni Tellier
Chez Précoval, le retour d’expérience montre notamment l’importance d’anticiper le nettoyage des contenants.
💡 À retenir : pensez votre installation comme un exploitant : équipes nécessaires, nettoyage, maintenance, gestion des contenants et des refus.
La performance d’une installation dépend aussi de ce qui arrive jusqu’au déconditionneur ( = la qualité des gisements). Les deux collectivités travaillent donc en amont pour limiter les erreurs de tri et les indésirables.
Bil Ta Garbi échange directement avec les apporteurs lorsque certains flux sont trop souillés.
"On essaie de travailler avec eux en amont, de leur faire visiter le site, de leur expliquer comment ça fonctionne et les dégâts que cela peut causer sur la machine et sur la qualité de la soupe." - Andoni Tellier
Chez Précoval, l’accompagnement concerne notamment les habitants et leur sensibilisation.
💡 À retenir : la sensibilisation doit commencer en amont de la mise en service et se poursuivre auprès des habitants comme des apporteurs professionnels.
De l’étude du gisement à la mise en service de l’installation, Green Creative accompagne les collectivités à chaque étape de leur projet, avec une méthodologie éprouvée : étude de faisabilité, définition du schéma de valorisation, choix des technologies, intégration des équipements et accompagnement à la mise en service.
Vous avez un projet en réflexion ou déjà en cours ? Contactez notre équipe pour échanger sur votre projet et identifier ensemble les solutions adaptées à votre territoire.